Week-end Européen du patrimoine

Concert à l’orangerie du château de Bouges
Elisaveta Frovola, piano
le dimanche 21 septembre 2014 à 15h
Chopin – Liszt – Rachmaninov – Scriabine

Entrée libre

Visite possible du château après le concert

Château de Bouges
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Cet étonnant château, réplique du Petit Trianon de Versailles en Berry, est l’œuvre de Charles François Leblanc de Manarval, maître de forges, qui acquiert les terres de Bouges en 1759. La construction, grandiose, provoque sa ruine.

Tout au long du 19ème siècle, le château de Bouges passe de mains en mains, dont celles de Talleyrand qui l’achète en 1818 pour y installer sa nièce, la duchesse de Dino.

Certains diraient que le château de Bouges semble encore habité ! L’intérieur, superbement meublé, profite en toute saison des fleurs fraîchement cueillies dans les serres et le jardin bouquetier attenant à la demeure. Les pourtours du château abritent de très belles écuries ainsi que deux selleries et un musée hippomobile avec des pièces datant du tout début du siècle. Les admirables serres, le parc à l’anglaise et les jardins subliment l’ensemble empreint de charme et d’élégance.

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Infos pratiques

Horaires des visites commentées mars et novembre, les week-ends, 11h, 15h15
avril, mai, juin, septembre, octobre, tous les jours sauf le mardi, 11h, 15h30, 16h30
juillet et août, tous les jours, 11h15, 12h, 15h15, 16h15, 17h15

Monuments nationaux gratuits pour les moins de 26 ans !
Adulte plein tarif : de 5 à 7,50 euros

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Les « deux » romantismes de Nohant
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Nohant est une des clefs du romanisme européen où deux formes d’expression de l’âme musicale du début du XIXe siècle ont évolué autour de l’ambivalence de George Sand :
-un romantisme intimiste, que l’on peut dire  « privé » où personne n’ira plus loin que Chopin pour évoquer l’enchantement comme la douleur des paradis perdus, où jamais mise en lumière  des finesses de l’âme ne sera plus parfaite ,
-et un romantisme « public », engagé, culturel voire géopolitique, constructeur, qui révèle l’art et l’artiste comme voies de rédemption et distance la grandeur humaine de la part jusque là  fatale de sa matérialité : « l’artiste est le porteur du Beau, l’industriel est le porteur de progrès » (Liszt 1835)*, non pour contredire une essence spirituelle mais pour introduire une unité fondatrice d’harmonie.
Liszt et George Sand  auront en effet sur ces sujets une profonde connivence inconnue de Chopin. L’un et l’autre sont pétris du sentiment d’humanité fraternelle positive des Saint-simoniens qui élève le débat du romantisme à un niveau universel d’abstraction  proche de la pensée moderne.
Au-delà de l’intimisme romantique, la clairvoyance de Liszt et du courant lisztien ont posé sur le monde en mouvement les bases indélébiles d’un altruisme social, humanitaire, artistique qui interroge l’Europe d’aujourd’hui sur ses bases artistiques, économiques et spirituelles.
(* « de la situation des artistes et de leur condition dans la société » -F.Liszt – 1835 ).

Propos de Claude-Julien Cartier
Table Ronde « Liszt et les Lisztomanias : héritage et avenir »
24 juin 2014

Infos pratiques

Ouvert tous les jours
Avril et septembre : 10h-12h30 et 14h-18h
2 mai au 30 juin : 9h30-12h et 14h-18h30
Juillet et août : 9h30 à 13h et 14h à 18h30
Octobre à mars : 10h-12h30 et 14h-17h
Dernier accès 60 min avant la fermeture

Fermé
1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre, 25 décembre

Monuments nationaux gratuits pour les moins de 26 ans !
Plein tarif : 7,50 €

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Châteauroux

C’est avant l’an 1000 que la forteresse des seigneurs de Déols est édifiée sur la rive gauche de l’Indre, en aval du château de Déols.

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Appelée « château Raoul » en mémoire des prénoms successifs des princes de Déols, cette nouvelle fortification favorise, à distance de Déols, un dédoublement du centre urbain où se rassemblent bourgeois et marchands, puis elle demeure l’enjeu de Philippe Auguste et des Plantagenets par les Chauvigny , époque où la ville connait déjà une activité drapière importante sur les rives de l’Indre. Malgré diverses transformations, le château des Chauvigny est resté dans ses grandes lignes, aujourd’hui, ce qu’il était à la fin du XVe siècle:
plus qu’un donjon fortifié , un hôtel seigneurial élégant dont la façade a conservé tous les caractères : fenêtres à meneaux, lucarnes à pinacles, tourelles, poivrières aux toits aigus et variés qui ajoutent à la grâce de l’édifice qui demeure l’un des meilleurs spécimens de l’art architectural de la fin du Moyen-âge.
Après le découpage de la province de Berry en deux départements par l’Empire, l’élégant  Hôtel de la Préfecture est construit dans l’enceinte de la forteresse en 1825, sous la Restauration. Le statut de préfecture et de centre administratif entraine la croissance de Châteauroux où l’essor économique du second empire favorise entre autre l’expansion de la manufacture Royale de draps fondée par Colbert qui regroupe maintenant toutes les petites entreprises de la fin du XVIIIe siècle et marquera la ville.
Par ailleurs, la proximité des terres de la famille du Général Bertrand et la présence en ses murs de son hôtel particulier maintiendront en cet hôtel, devenu par la suite musée, la tradition de souvenirs napoléoniens.
Dans cette même première moitié du XIXe siècle, George Sand, toute proche,  attirera en Berry le courent culturel de la jeune Europe romantique et recevra à Nohant : Liszt,  Delacroix, Chopin, Balzac, Flaubert, Pauline Viardot, Tourgueniev, les Dumas, le Prince Napoléon… :
« voici votre itinéraire, écrit-elle à Delacroix en 1841 : partir de Paris par les messageries royales, rue Notre Dame des Victoires, vers 7h du soir, vous déjeunez à Orléans vers 6h du matin, vous dinez à Vierzon à 3 ou 4 h de l’après-midi. Vous en repartirez 1h. après par une voiture qui est assez bonne (…) et vous arrivez à Châteauroux à 9h. du soir. Là, vous trouverez mon cheval et mon cabriolet avec Maurice qui vous amène à Nohant en 2h1/2, 3h. tout au plus (…).
Vous voyez que rien n’est plus simple et que le voyage n’est pas fatiguant (…). Chopin me charge de vous dire qu’il faut que vous veniez et qu’il vous jouera tout ce qu’il a composé dans sa vie (…). »

Nul doute qu’il fallait une récompense… Nul doute que les romantiques ont fait relais à Châteauroux.

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C’est certainement en 1837 que Liszt, innovant en tout et en séjour à Nohant, projette avec George Sand de réaliser un festival à Châteauroux, ce dont il lui reparle dans le courrier retrouvé de mai 1844, alors qu’il a définitivement rompu avec Marie d’Agoult …mais que Chopin est l’hôte privilégié de Nohant… et cette lettre restera sans réponse.

…Le festival n’aura véritablement lieu que 158 ans plus tard, et il vous invite, aujourd’hui, sur de nouveaux pas du romantisme à Châteauroux.

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Château d'Azay le Ferron

L’édifice dépourvu d’unité est composé d’éléments architecturaux qui s’échelonnent du XVe au XXème siècle, mis en valeur au sein d’un beau parc.

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La châtellenie, dépendante de Preuilly-sur-Claise a pour premier seigneur Turpin de Crissé, puis Gilles de Preuilly, puis son frère Antoine, chambellan du roi dont la fille épouse Pierre Frottier : leur fils, Prégent, est le constructeur d’un nouveau château en 1496 qui échoit par alliance à Guillaume de Varie, seigneur de l’Isle-Savary puis à diverses autres familles : Chamborant, César de Vendôme, Clermont d’Anjou, Crevant, dont le dernier membre, duc d’Humières et Maréchal de France étend les constructions.
Devant la façade, topiaires d’ifs et parterres compartimentés précédent une immense perspective ouverte dans la forêt et ponctuée d’arbres majestueux qui donne sur une terrasse dominant un buffet d’eau et des escaliers de cascades.

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Château de Valençay

 Le château est construit par la famille d’Etampes de Valençay qui acquiert le lieu en 1451 et l’agrémente durant 5 générations avant qu’il ne passe aux mains d’un fermier général qui s’en dessaisit au profit de Talleyrand en 1803.

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La famille du ministre maintient l’état princier du château jusqu’au mobilier d’exception acquis par Talleyrand que l’on y voit encore, mais les successions et ventes dispersent les 20.000 hectares du domaine.
A partir de 1808, Talleyrand aménage un théâtre de style Louis XVI pour distraire la captivité des princes d’Espagne,il construit une orangerie et crée un superbe parc sur les pentes de la vallée du Nahon, agrémenté de paillons exotiques « à la grecque » , «à l’égyptienne» et d’un rendez-vous de chasse «à l’italienne» en demi-lune de Charles Bonnard (1823).

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Château du Bouchet

Le château du Bouchet réserve une surprise au milieu des étangs du plat pays de la Brenne où il est construit sur un « button ».

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Les constructions imbriquées autour de la cour intérieure s’échelonnent entre la fin du XIIe siècle et la seconde moitié du XVIIe siècle et l’allure extérieure est celle d’une forteresse en quadrilatère irrégulier entourée de profonds fossés où des fouilles ont remonté poteries et monnaies antérieures au XIIe siècle.
Le château sera possédé par Gabriel de Mortemart dont la troisième fille, Françoise-Athénaïs fut la marquise de Montespan. A sa mort, la terre du Bouchet revint à l’un de ses fils naturels, le duc de Vivonne-Mortemart dont les descendants restent propriétaires jusqu’en 1808.

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Prieuré Notre-Dame d'Orsan
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