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Si le génie se situe quelque part entre la passion divine et la folie sublimée, il y a incontestablement du génie dans la musique de Dimitri Naïditch. Car tout semble un peu hors norme chez ce musicien ukrainien : un fulgurant parcours de pianiste classique (quatre Premiers Prix du Conservatoire de Kiev et plusieurs Grands Prix internationaux), une technique époustouflante, une sensibilité rare, un charisme ravageur.

Mais ce qui étonne peut-être encore davantage chez Dimitri Naïditch, c’est d’être, en plus d’un concertiste classique exceptionnel, un authentique musicien de jazz, compagnon de route de nombreux musiciens tels que Didier Lockwood, Richard Galliano, Rick Margitza, Mario Stantchev, Stefano Di Battista, Andy Shepard, Jean-Jacques Avenel, etc.


De cette double appartenance jazz et classique, Dimitri Naïditch tire une remarquable faculté à creuser son propre sillon quelque part entre interprétation du texte classique et liberté jubilatoire de l’improvisation et du rythme. Un exercice qu’il porte au plus haut niveau d’excellence dans ses réinterprétations jazz des maîtres classiques : Mozart, Bach, Tchaïkovski, auxquelles le convie maintenant régulièrement Jean-François Zygel lors de ses concerts du Théâtre du Châtelet et à son émission « La Boîte à Musique » sur France 2.

Loin d’une simple relecture « jazzifiante » des grands compositeurs, c’est à un voyage passionné, profond et ébouriffant à la fois auquel Dimitri Naïditch nous invite pour une « revisitation » vivifiante et inspirée des classiques dont il démontre magnifiquement l’insolente modernité. Un travail d’exploration dont les premiers éléments discographiques sont attendus courant 2014.