Slide background

LISZTOMANIAS 2019

20-26 OCTOBRE

LES AMIS DE LISZT
Slide background

Festival international

Billetterie en ligne >

entièrement dédié au "phénomène Liszt"

Slide background

Découvrez les artistes 2019

Programme >
Slide background

Franz Liszt à George Sand, 30 mai 1844

Si, au mois d’août, vous étiez encore à Nohant,

nous pourrions réaliser notre ancien projet de Festival à Châteauroux.

Découvrir les Lisztomanias >
Slide backgroundTotal Logo

J’aime Franz, c’est une partie de mon propre sang.

En savoir plus >


LISZTOMANIAS DE CHÂTEAUROUX 2019
18ème édition

« Les amis de Liszt »
Chopin, Schumann, Mendelssohn, Paganini, Berlioz, Wagner, Saint-Saëns…
et Schubert !

 

Les «  amis de Liszt  » forment une sorte de communauté artistique intemporelle. 

Chacun d’entre eux lui fut lié d’une manière particulière. Si Saint-Saëns, qui lui dut beaucoup, lui fut fidèle jusqu’au bout, les autres occupèrent une place différente. Berlioz (dont on commémore cette année le 150ème anniversaire de la mort), qui eut avec Liszt une longue mais complexe relation, lui fit l’effet d’une révélation, parce que comme chez Paganini à la même époque, le musicien hongrois rencontrait là des horizons musicaux et instrumentaux inédits. 

Schumann et Chopin furent, avec Mendelssohn, ses pairs dans le domaine du piano romantique  ; exacts contemporains, ils admirèrent surtout le pianiste (à l’instar de Clara Schumann, dont on célèbre en 2019 le bicentenaire de la naissance). Il faut dire que le génie créateur de Liszt ne se révéla pleinement qu’après eux  ; lui, en revanche, soutint infatigablement leurs œuvres, en les jouant, en les enseignant et en les transcrivant aussi. 

Liszt transcrivit également à de nombreuses reprises Schubert, présent dans cette édition des Lisztomanias, bien qu’il ne l’ait pas connu  ; mais il l’aima comme un frère, ce qui est davantage encore  : « Ô génie éternellement jaillissant, génie plein d’amour ! Ô cher héros du ciel de ma jeunesse ! »

Autant de héros de cette «  confrérie spirituelle  » qui en fécondera une autre au XXe siècle, autour de Busoni, Schoenberg, Strauss, Rachmaninov ou encore Maurice Ravel, tous fervents disciples de Liszt.

J.-Y. Clément, Directeur artistique
Nicolas Dufetel, Conseiller musical et historique des Lisztomanias




Orchestre, récitals, musique de chambre, concert littéraire, académies d’interprétation et d’improvisation, ciné-concert, cafés-concerts, conférence, atelier pour enfant.

Avec l’Orchestre de chambre Colonne, direction Vahan Mardirossian
Jean-Marc Luisada, Bertrand Chamayou, Bruno Rigutto, Karol Beffa, Alexandre Kantorow, Denis Pascal, Yves Henry, Jonas Vitaud, Guillaume Coppola, Pierre Réach, Béatrice Berrut, Goran Fillipec, piano
Alexandre Pascal, violon, Aurélien Pascal, Marie-Paule Milone, violoncelle
Manuel Vioque-Judde, Arnaud Thorette, alto, Laurène Durantel, contrebasse
Marc Labonnette, baryton
Nicolas Dufetel, conférencier – Conseiller musical et historique des Lisztomanias
Alain Carré, récitant


Découvrez le programme

ACTUALITES





LISZT est selon moi davantage qu’un grand génie de la musique, il est un phare tourné vers l’infini et un démiurge dont les valeurs convoquent les nôtres et les mesurent. Liszt est le grand phénomène de la musique romantique par son envergure et sa puissance visionnaire qui traversent le siècle.

Oublions un temps l’interprète planétaire avant l’heure, inventant la forme solaire du récital et faisant rayonner à travers elle les musiques de ses contemporains ; oublions aussi le compositeur aux formes poétiques si ouvertes, fréquentant passionnément les autres arts pour fertiliser le sien ; oublions encore le chef d’orchestre à l’attitude révolutionnaire et l’enseignant de légende dispensant gracieusement son savoir ; oublions enfin l’écrivain poète et iconoclaste brocardant à l’envi les critiques et les bourgeois assoupis de l’époque…
Certes, ces facettes magnifiques, cette profusion incomparable demandent à être appréciées à leur juste valeur — connaît-on ainsi aujourd’hui les profondeurs bouleversantes de sa musique religieuse ou les splendeurs raffinées de ses nombreux lieder ?

Mais ce que j’aimerais louer avant tout en ces temps obscurs, c’est l’homme de cœur incomparable offrant d’innombrables concerts de bienfaisance, ou le messager formidable, véritable tzigane de l’âme portant infatigablement la bonne parole musicale à travers l’Europe.


La mission de l’artiste, écrit-il à 24 ans, est « d’exprimer, de manifester, d’élever et de diviniser le sentiment humanitaire sous tous ses aspects ». Paroles de beauté, paroles d’humanité, les deux se confondant chez Liszt dans un même credo. Pour aimer, il faut essaimer, nous dit Liszt, c’est-à-dire rendre le don qui nous a été fait en le multipliant à notre tour.

Lamartine déclarait au cours d’un toast porté à l’honneur de Liszt : « Ce n’est pas son génie que je vous propose aujourd’hui de saluer ; c’est sa bonté, sa prodigalité de bienfaisance envers les classes souffrantes de ce peuple, qu’il aime, et qu’il va chercher dans ses infirmités et dans ses misères, pour lui porter en secret la dîme de son talent, la dîme de sa propre vie, car il met de sa vie dans son talent. » Soyons honorés aujourd’hui de servir cet homme qui servit si généreusement les hommes de son temps.

En 1835, Liszt réclamait comme condition préalable à la formation de l’artiste « l’amélioration de l’être humain ». Presque 180 ans plus tard, formons le vœu qu’il soit enfin entendu.

Jean-Yves Clément – Directeur artistique du festival

Commissaire général de l’Année Liszt en France (2011)
Auteur de Franz Liszt ou La Dispersion magnifique (éd. Actes Sud, 2011)