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Franz Liszt à George Sand, 30 mai 1844

Si, au mois d’août, vous étiez encore à Nohant,

nous pourrions réaliser notre ancien projet de Festival à Châteauroux.

DÉCOUVRIR LES LISZTOMANIAS

LISZTOMANIAS DE CHÂTEAUROUX
20e édition

« Liszt a 20 ans »
20e anniversaire des Lisztomanias

L’art, c’est l’expression suprême des sociétés, c’est le verbe du génie, de ces hommes dont pourrait dire qu’ils sont placés aux confins des deux mondes, et qu’ils contemplent les choses de l’un, éclairés de la divine lumière de l’autre.
Franz Liszt

Créées en 2002 à Châteauroux, au pays de George Sand, près de Nohant, selon les vœux de Liszt et Sand eux-mêmes, les Lisztomanias constituent une manière unique de mettre la culture en vie, autour d’une personnalité majeure du romantisme européen : pianiste virtuose, compositeur de génie, chef d’orchestre à l’attitude révolutionnaire, enseignant de légende, écrivain, penseur et philanthrope hors du commun. Le message de Liszt, plus actuel que jamais, célèbre l’humanité dans ses nombreuses composantes, au-delà des frontières sociales et culturelles.

Depuis 20 ans, les Lisztomanias honorent Franz Liszt sous toutes ses formes, musicales, littéraires, humanistes, sous l’angle du concert comme celui de la transmission : académies de piano, conférences, cafés-concerts, atelier pour enfant, actions multiples auprès des publics fragiles, etc.

De grands interprètes de la jeune génération seront conviés lors de cette édition anniversaire, afin d’évoquer la présence rayonnante et l’éternelle jeunesse de Franz Liszt : Benjamin Grosvenor, Alexandre Kantorow, Nathanaël Gouin, Paul Lay… ou encore Cyrille Dubois, Jean-Baptiste Doulcet, le chef d’orchestre Aziz Shokhakimov.

L’Orchestre national des Pays de la Loire, Bertrand Chamayou, François-Frédéric Guy, et bien d’autres encore, complèteront cette programmation exceptionnelle.

J.-Y. Clément, Directeur artistique


ORCHESTRE – RÉCITALS – MUSIQUE DE CHAMBRE – ACADÉMIES D’INTERPRÉTATION – CAFÉS-CONCERTS – CONFÉRENCES – ATELIER POUR ENFANT – CONCERTS « LISZTOMANIAS HUMANITAIRE »


AVEC LE PARTENARIAT DE FRANCE MUSIQUE

UN ÉVÉNEMENT TÉLÉRAMA






LISZT est selon moi davantage qu’un grand génie de la musique, il est un phare tourné vers l’infini et un démiurge dont les valeurs convoquent les nôtres et les mesurent. Liszt est le grand phénomène de la musique romantique par son envergure et sa puissance visionnaire qui traversent le siècle.

Oublions un temps l’interprète planétaire avant l’heure, inventant la forme solaire du récital et faisant rayonner à travers elle les musiques de ses contemporains ; oublions aussi le compositeur aux formes poétiques si ouvertes, fréquentant passionnément les autres arts pour fertiliser le sien ; oublions encore le chef d’orchestre à l’attitude révolutionnaire et l’enseignant de légende dispensant gracieusement son savoir ; oublions enfin l’écrivain poète et iconoclaste brocardant à l’envi les critiques et les bourgeois assoupis de l’époque…
Certes, ces facettes magnifiques, cette profusion incomparable demandent à être appréciées à leur juste valeur — connaît-on ainsi aujourd’hui les profondeurs bouleversantes de sa musique religieuse ou les splendeurs raffinées de ses nombreux lieder ?

Mais ce que j’aimerais louer avant tout en ces temps obscurs, c’est l’homme de cœur incomparable offrant d’innombrables concerts de bienfaisance, ou le messager formidable, véritable tzigane de l’âme portant infatigablement la bonne parole musicale à travers l’Europe.


La mission de l’artiste, écrit-il à 24 ans, est « d’exprimer, de manifester, d’élever et de diviniser le sentiment humanitaire sous tous ses aspects ». Paroles de beauté, paroles d’humanité, les deux se confondant chez Liszt dans un même credo. Pour aimer, il faut essaimer, nous dit Liszt, c’est-à-dire rendre le don qui nous a été fait en le multipliant à notre tour.

Lamartine déclarait au cours d’un toast porté à l’honneur de Liszt : « Ce n’est pas son génie que je vous propose aujourd’hui de saluer ; c’est sa bonté, sa prodigalité de bienfaisance envers les classes souffrantes de ce peuple, qu’il aime, et qu’il va chercher dans ses infirmités et dans ses misères, pour lui porter en secret la dîme de son talent, la dîme de sa propre vie, car il met de sa vie dans son talent. » Soyons honorés aujourd’hui de servir cet homme qui servit si généreusement les hommes de son temps.

En 1835, Liszt réclamait comme condition préalable à la formation de l’artiste « l’amélioration de l’être humain ». Presque 180 ans plus tard, formons le vœu qu’il soit enfin entendu.

Jean-Yves Clément – Directeur artistique du festival

Commissaire général de l’Année Liszt en France (2011)
Auteur de Franz Liszt ou La Dispersion magnifique (éd. Actes Sud, 2011)