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Académie Liszt 2017 à l'Institut Hongrois à Paris

lundi 13 & mardi 14 mars

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Les Lisztomanias,

des instants forts autour du romantisme...

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(Franz Liszt à George Sand, 30 mai 1844)

« Si, au mois d’août, vous étiez encore à Nohant,

nous pourrions réaliser notre ancien projet de Festival à Châteauroux. »

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« J’aime Franz, c’est une partie de mon propre sang »

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Lisztomanias de Châteauroux 2017

16e édition

« La Bohème de Liszt »
Liszt, Brahms, Ravel et les tziganes

22 au 27 octobre 2017

« Les Magyars ont adopté les Bohémiens pour musiciens nationaux ; ils se sont identifiés aux enthousiasmes fiers et guerriers , aux tristesses navrées qu’ils savent si bien dépeindre. »
————————————————————————————————– Franz Liszt, Des Bohémiens et de leur musique en Hongrie

Liszt est essentiellement connu pour ses célèbres Rhapsodies hongroises, inspirées en fait davantage par le folklore tzigane que par la musique traditionnelle hongroise (magyare), encore peu connue à son époque.

C’est ce monde des bohémiens dont il se sentait proche, au point de lui consacrer un livre important, que nous illustrerons à l’occasion des 16e Lisztomanias.

Un monde proche également de son amie George Sand, qui dira de son ascendance maternelle qu’elle fut issue de la « race vagabonde et avilie des bohémiens de ce monde » et qui emploiera pour l’une des premières fois dans la littérature le mot de « bohème ».

Nous leur associerons deux compositeurs dont nous célébrons pour l’un, Maurice Ravel, les 80 ans de la mort, et l’autre, Johannes Brahms, les 120 ans de la disparition, et qui chacun, à leur façon, se sont sentis proches de l’univers si riche de la musique tzigane et lui ont rendu hommage à travers leur œuvre.

Autour d’eux et de la musique traditionnelle tzigane, Smetana, Johann Strauss, et d’autres célèbreront, aux côtés de Liszt, les charmes et la richesse infinie de ce terroir d’Europe centrale.

Orchestre – Soirée tzigane – Récitals – Conférences – Atelier pour enfants
Académies de piano et d’improvisation – Concerts dans les cafés…

Jean-Yves Clément, directeur artistique

Conseiller musical et historique : Nicolas Dufetel

Lisztomanias Châteauroux
Internationales Franz-Liszt Treffen

« Die Bohème von Liszt »

22-27 Oktober 20117    

Seit 2002, mit einem Musikfestival, aber auch mit Masterclasse, Vorträgen, Ausstellungen, und Projektionen, entfalten jedes Jahr Ende Oktober die Lisztomanias von Châteauroux seit 2002 die Macht des romantischen Humanismus rundum  Leben und Werke von Franz Liszt, diesem so weltoffenen Komponist, vielseitigen Genie, Europëaer vor der Zeits, kosmopolitischen Geist von universeller Tragweite.

« Die Magyaren haben die Zigeuner als Nationalmusiker angenommen : sie haben sich mit der stolzen und kriegerischen Begeisterung identifiziert, und auch mit der tief betrübten Tristesse die sie so schön auszumalen wissen ».

DieseWelt der Zigeuner, der sich Liszt so nahe fühlte, präsentieren wir anlässlich der 16. Lisztomanias. Eine Welt, der Lizsts Freundin George Sand nahestand, die über ihre Vorfahren mütterlicherseits sagte, dass  sie “der vagabundierenden  und erniedrigten Rasse der Bohémiens dieser Welt entstamme”, und die das Wort “Bohème” al seine der ersten in der Literatur benutzte.

Wir stellen Liszt 2 Komponisten zur Seite : Maurice Ravel, dessen 80. Todestag 2017 wir dieses Jahr ebeson begeben wie Johannes Brahms’ 120. Beide Komponisten, jeder in seiner Art, fühlten sich von Zigeunermusik angezogen, und haben  sie in ihren Werken Hommage erwiesen.

Orchester – Zigeunermusik – Rezitale-Konferenzen-Kinderatelier-Klavier – und Improvisation-klassen – Film-Konzert – Konzerte in Cafés

Jean-Yves Clément, künstlerische Leitung
Nicolas Dufetel, musikalischer und geschichtlicher Berater
François-Roger Cazala, Vorsitzender der Lisztomanias


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Depuis 2002, les Lisztomanias de Châteauroux développent chaque année fin octobre, la puissance de l’humanisme romantique autour de l’un des aspects de la vie et de l’œuvre de Franz Liszt, musicien le plus ouvert sur le monde, génie multiple, européen avant l’heure, esprit cosmopolite de portée universelle

Lisztomanias

(…)

Ces malédictions, ces blasphèmes, ces plaintes,
Ces extases, ces cris, ces pleurs, ces Te Deum,
Sont un écho redit par mille labyrinthes ;
C’est pour les cœurs mortels un divin opium !

C’est un cri répété par mille sentinelles,
Un ordre renvoyé par mille porte-voix ;
C’est un phare allumé sur mille citadelles,
Un appel de chasseurs perdus dans les grands bois !

Car c’est vraiment, Seigneur, le meilleur témoignage
Que nous puissions donner de notre dignité
Que cet ardent sanglot qui roule d’âge en âge
Et vient mourir au bord de votre éternité !

Baudelaire Les Phares (extrait)

 

Une équipe renouvelée a pris la responsabilité des Lisztomanias de Châteauroux depuis le début de 2017. C’est une charge flatteuse mais exigeante. Avec Jean-Yves Clément et Anne-Marie Delloye, le Docteur Claude-Julien Cartier a été à l’origine des Lisztomanias qu’il a portées en tant que Président avec énergie, enthousiasme et dévouement pendant quinze années. Il a imprimé la marque de sa personnalité d’homme de conviction et de grande sensibilité à un événement devenu passage obligé pour les amoureux du romantisme et de sa musique. Il est toujours difficile de succéder à une personne à qui une manifestation s’est identifiée avec tant de force et d’évidence ; il faut savoir en assurer la continuité – comme le renouveau – en restant fidèle à l’idéal de son co-créateur.

L’équipe nouvelle adhère pleinement au concept qui a fait le succès et la popularité des Lisztomanias : promouvoir la musique et la personnalité de Liszt, comme de ses entourages, dans une manifestation au fort enracinement local mais de rayonnement national et international.

C’est une belle mission dont la mise en œuvre n’est rendue possible que par l’extraordinaire dévouement des bénévoles, qui ne comptent ni leur temps ni leur énergie depuis de nombreuses années pour faire des Lisztomanias un succès. Elle justifie le soutien constant, moral comme matériel, des collectivités locales concernées, à commencer par la ville de Châteauroux que nous ne saurions trop remercier de son indéfectible assistance. Elle se concrétise par la fidélisation d’un public confiant dans la diversité comme dans la qualité des programmes proposés, mais qu’il faut aujourd’hui encore accroître.

Il nous est permis d’espérer : Liszt est de nos jours plus que jamais d’actualité. « Franz Liszt, notre contemporain » pourrait-on dire.

Je ne parle ici ni de son génie musical, évident pour tous, ses pairs, ses interprètes comme le public ; ni de la nature visionnaire de sa création, qui ouvre la voie à la musique de l’avenir et constitue la matrice de toute la création musicale occidentale pour les siècles qui suivront.

Je parle de sa personnalité exemplaire, qu’il est nécessaire d’exalter encore et toujours.

Liszt est en effet l’un des derniers esprits humanistes universels, caractéristique éminente et précieuse à une époque comme la nôtre où règne la spécialisation réductrice, aux horizons bornés. Interprète virtuose, compositeur de génie, enseignant né, écrivain, poète, polyglotte, sensible à toutes les créations et constructions de l’esprit humain : comment ne pas admirer, après s’en être émerveillé, ces facettes multiples mais toutes d’excellence, qui effacent les frontières de la pensée et de la création, comme aucune frontière n’arrêtera les incessants voyages de Liszt ? Comment ne pas compter Liszt, au même titre que son ami Delacroix, au nombre de ces Phares dont Baudelaire nous chante la louange passionnée ? Comment ne pas s’émouvoir devant cette science et de cette érudition mises au service d’une générosité débordante, dont tant d’actions de sa vie témoigneront à l’envi ?

La personnalité de Liszt est marquée au coin de la tolérance et de la bienveillance à l’égard de son prochain. Doué de la faculté de pardonner et d’une absence totale de ressentiment, marque du surhomme nietzschéen, Franz Liszt est à l’aise partout et dans tous les milieux, au sein de la plus haute aristocratie européenne comme parmi les paysans berrichons ou hongrois.

Son esprit est en quête perpétuelle d’absolu mais sans perdre le contact avec le réel. En atteste sa relation complexe, mais permanente et incroyablement profonde à la foi. Loin des piétés factices et des pharisianismes, la foi de Liszt sait être démonstratrice comme discrète, voire parfois sujette à des doutes vertigineux. Mais elle est toujours présente ; source d’inspiration de premier ordre, elle affleure constamment dans son propos, tantôt descriptif et réaliste, tantôt d’une insondable abstraction.

Liszt est enfin l’Européen par excellence.

Il est en lui-même une synthèse de la diversité créatrice de notre continent, au croisement de l’Europe centrale dont il est issu, de l’Europe de l’Ouest où il a pour l’essentiel vécu, de celle du Nord et du Sud qu’il a longuement parcourues. Hongrie, France, Allemagne et Italie, et même Autriche d’aujourd’hui car son village natal, alors hongrois, est après la première guerre mondiale inclus dans le territoire de la république alpine : tous ces pays ont revendiqué ou revendiquent encore leur lien avec Liszt jusqu’à l’appartenance de ce dernier à leur nationalité.

C’est presque un paradoxe que de voir, au sein d’un romantisme souvent révélateur des identités nationales, et ceci souvent au moyen de la musique, voire le déclencheur des nationalismes, un compositeur de premier ordre qui est tout le contraire d’un nationaliste. Certes très fidèle à ses origines hongroises, il est de tous les romantiques celui qui se nourrit le plus et le mieux des œuvres musicales, picturales ou littéraires issues d’autres cultures que celle dans laquelle il est né. Quelle admirable illustration de cette situation, que de voir ce musicien composer des mélodies en autant de langues différentes : sans doute un cas unique dans l’histoire de la musique.

Le message d’énergie positive européenne que porte Liszt est plus que jamais nécessaire dans nos périodes de scepticisme ou même de franche hostilité à l’égard de l’Europe et de l’idée européenne.

Cette idée européenne semble aujourd’hui singulièrement manquer d’incarnations positives et exemplaires, démontrant sa légitimité pour l’avoir illustrée par leur vie, leur action, leur destin. C’est éminemment le cas de Franz Liszt. Presque au même titre que son génie de compositeur et d’interprète, cela justifie largement qu’on en célèbre et diffuse la mémoire de ce génie universel.

Les Lisztomanias de Châteauroux, à leur modeste niveau, mais avec l’enthousiasme de leur public comme de leurs organisateurs et soutiens, continueront d’y contribuer avec une conviction toujours renouvelée.

François-Roger Cazala – Président de l’Association des Lisztomanias de Châteauroux

Insertion site Lisztos

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Musicien sans frontières, Liszt s’est intéressé au soir de son existence aux nationalismes musicaux qui fleurissaient partout en Europe comme au-delà : en Hongrie bien sûr, mais aussi en Tchécoslovaquie, Norvège, Ukraine… et en Russie. Liszt aura sur la musique russe une influence décisive, en particulier sur les membres du « Groupe des Cinq » dirigé par Balakirev. Ainsi il se liera d’amitié avec Borodine qui lui dédiera son poème symphonique Dans les steppes de l’Asie centrale.

Cette édition fournira également l’occasion de se pencher sur la richesse incomparable du répertoire musical russe durant plus d’un siècle, de Tchaikovsky à Chostakovitch, en passant par les deux géants de la modernité que furent Prokofiev et Stravinsky. On y évoquera entre autre Serge Rachmaninov et Alexandre Scriabine — dont on célèbre en 2015 les cent ans de la disparition —, pianistes-compositeurs très opposés mais qui furent tous les deux profondément marqués par les figures de Liszt et Chopin.

En outre, deux soirées d’exception émailleront la programmation : Pascal Amoyel créera en avant-première son spectacle ludique autour de Liszt quand Dimitri Naïditch et son trio de jazz passeront le répertoire « classique » et russe en particulier au fil de leur fantaisie créatrice… — Pour une édition plus ouverte que jamais.

Jean-Yves Clément – Directeur Artistique du festival


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En 1835, Franz Liszt publie à Paris une série d’articles sur la condition des musiciens et sur le rôle « humanitaire » qu’ils doivent, à son sens, jouer dans la société. Ces articles ont fait date dans l’histoire de l’art, car, pour la première fois, un compositeur et qui plus est la première super-star de l’histoire de la musique à grande échelle, faisait entendre sa voix sur la place publique pour défendre le statut du musicien et son rôle de guide de la société. Dans ses articles intitulés De la situation des artistes, et de leur condition dans la société, Liszt défend le rôle philanthropique et « humanitaire » de l’artiste face au peuple et notamment face aux plus démunis. Influencé par les philanthropes des années 1820-1830 et par le Saint-Simonisme, il fait sienne leur devise qu’il professera jusqu’à la fin de sa vie : « l’amélioration du sort Moral, physique et intellectuel de la classe la plus nombreuse et la plus pauvre » – c’est la base des grands récits, des chantiers sociaux et culturels jusqu’au XXe siècle.

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