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Festival international

BILLETTERIE EN LIGNE

dédié au "phénomène Liszt"

NICHOLAS ANGELICH

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Découvrez les artistes 2020

PROGRAMME

FRANÇOIS DUMONT

& L'ORCHESTRE PASDELOUP

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DUO JATEKOK

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FÉLICIEN BRUT - QUATUOR HERMÈS - ÉDOUARD MACAREZ

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Franz Liszt à George Sand, 30 mai 1844

Si, au mois d’août, vous étiez encore à Nohant,

nous pourrions réaliser notre ancien projet de Festival à Châteauroux.

DÉCOUVRIR LES LISZTOMANIAS

LISZTOMANIAS DE CHÂTEAUROUX
19e édition

« Beethoven et Liszt, Père et Fils »
250e anniversaire de la naissance de Beethoven

Qui pénètre le sens de ma musique sera libéré de toute la misère où se traînent les autres hommes.
Ludwig van Beethoven

Pour nous, musiciens, l’œuvre de Beethoven est semblable à la colonne de nuée et de feu qui conduisit les Israélites à travers le désert, colonne de nuée pour nous conduire le jour, colonne de feu pour nous éclairer la nuit, afin que nous marchions jour et nuit.
Franz Liszt

Celui que Liszt servit le plus, c’est Beethoven, déjà par ce geste inouï de transcrire pour dix doigts ses neuf symphonies. Il y a au départ une rencontre concrète, quand le jeune hongrois de onze ans se fait adouber par le géant de Bonn (« le modèle de toute ma carrière d’artiste »), puis l’apprentissage de Carl Czerny, lui-même élève de Beethoven. Mais il y a surtout une véritable filiation. Héritier et disciple, Liszt joue, dès son plus jeune âge, les concertos et les sonates de Beethoven, dont il sera souvent le premier interprète ; en 1845, il recueille les fonds pour l’édification d’un monument dédié au compositeur à Bonn à l’occasion de laquelle il compose  une cantate. Toute sa vie enfin, il ne cesse de proclamer ce que l’art doit à Beethoven et à son message humaniste ; car aucune musique n’a jamais constitué à ce point un manifeste de lutte et d’espoir — qui est aussi celui de Liszt.

J.-Y. Clément, Directeur artistique
Nicolas Dufetel, Conseiller musical et historique des Lisztomanias



ORCHESTRE – RÉCITALS – MUSIQUE DE CHAMBRE – ACADÉMIES D’INTERPRÉTATION ET D’IMPROVISATION – CINÉ- CONCERT – CAFÉS-CONCERTS – CONFÉRENCES – ATELIER POUR ENFANT – CONCERTS « LISZTOMANIAS HUMANITAIRE »


EN PARTENARIAT AVEC FRANCE MUSIQUE






LISZT est selon moi davantage qu’un grand génie de la musique, il est un phare tourné vers l’infini et un démiurge dont les valeurs convoquent les nôtres et les mesurent. Liszt est le grand phénomène de la musique romantique par son envergure et sa puissance visionnaire qui traversent le siècle.

Oublions un temps l’interprète planétaire avant l’heure, inventant la forme solaire du récital et faisant rayonner à travers elle les musiques de ses contemporains ; oublions aussi le compositeur aux formes poétiques si ouvertes, fréquentant passionnément les autres arts pour fertiliser le sien ; oublions encore le chef d’orchestre à l’attitude révolutionnaire et l’enseignant de légende dispensant gracieusement son savoir ; oublions enfin l’écrivain poète et iconoclaste brocardant à l’envi les critiques et les bourgeois assoupis de l’époque…
Certes, ces facettes magnifiques, cette profusion incomparable demandent à être appréciées à leur juste valeur — connaît-on ainsi aujourd’hui les profondeurs bouleversantes de sa musique religieuse ou les splendeurs raffinées de ses nombreux lieder ?

Mais ce que j’aimerais louer avant tout en ces temps obscurs, c’est l’homme de cœur incomparable offrant d’innombrables concerts de bienfaisance, ou le messager formidable, véritable tzigane de l’âme portant infatigablement la bonne parole musicale à travers l’Europe.


La mission de l’artiste, écrit-il à 24 ans, est « d’exprimer, de manifester, d’élever et de diviniser le sentiment humanitaire sous tous ses aspects ». Paroles de beauté, paroles d’humanité, les deux se confondant chez Liszt dans un même credo. Pour aimer, il faut essaimer, nous dit Liszt, c’est-à-dire rendre le don qui nous a été fait en le multipliant à notre tour.

Lamartine déclarait au cours d’un toast porté à l’honneur de Liszt : « Ce n’est pas son génie que je vous propose aujourd’hui de saluer ; c’est sa bonté, sa prodigalité de bienfaisance envers les classes souffrantes de ce peuple, qu’il aime, et qu’il va chercher dans ses infirmités et dans ses misères, pour lui porter en secret la dîme de son talent, la dîme de sa propre vie, car il met de sa vie dans son talent. » Soyons honorés aujourd’hui de servir cet homme qui servit si généreusement les hommes de son temps.

En 1835, Liszt réclamait comme condition préalable à la formation de l’artiste « l’amélioration de l’être humain ». Presque 180 ans plus tard, formons le vœu qu’il soit enfin entendu.

Jean-Yves Clément – Directeur artistique du festival

Commissaire général de l’Année Liszt en France (2011)
Auteur de Franz Liszt ou La Dispersion magnifique (éd. Actes Sud, 2011)