Jean-Marc Luisada dévoile avec une musicalité sans cesse renouvelée un répertoire riche et exigent. Né en 1958 en Tunisie, Jean-Marc Luisada rencontre le piano dans une famille qui ne pratique guère la musique. Ses études musicales débutent avec Marcel Ciampi qui décèle chez le jeune pianiste les moyens nécessaires à entreprendre une carrière de soliste international.

Le jeune pianiste est admis à douze ans à l’école Yehudi Menuhin en Angleterre où il s’enrichit de multiples rencontres : Nadia boulanger, Benjamin Britten, ou encore Nigel Kennedy croisent son chemin. J.-M. Luisada ouvre les portes du Conservatoire de Paris à seize ans pour y suivre l’enseignement de Dominique Merlet (piano) et Geneviève Joy-Dutilleux (musique de chambre). Auréolé d’un premier prix, il se perfectionne auprès de Nikita Magaloff et Paul Badura-Skoda, pianiste à l’érudition musicologique confondante et qui initie son disciple à la rigueur de l’interprétation des oeuvres de Bach et de Mozart.

Lauréat de plusieurs concours internationaux, dont le prestigieux Concours Chopin, J.-M. Luisada embrasse peu après une carrière internationale et se produit dans les salles les plus prestigieuses en France et à l’étranger.

Jouer avec les autres tient pour le musicien d’une véritable communion d’esprit bien plus qu’aux hasards des rencontres. Dans ce même élan de partage, il délivre son savoir lors de masterclass où sont transcendées les questions techniques pour aborder le style, le son et la forme de l’oeuvre explorée.

Les enregistrements de J.-M. Luisada témoigne de cette lecture scrupuleuse des textes : tel Alfred Brendel replaçant sur son pupitre les sonates de Beethoven, tel Glenn Gould gravant par deux fois les Variations Goldberg de J.-S. Bach, J.-M. Luisada réinterroge le cycle des Mazurkas de Chopin pour nous livrer, à chaque fois, couleurs et dessins insoupçonnés.