– Qui êtes-vous ? !

Je suis écrivain, musicien et lecteur effréné. Je suis à la fois grec ancien et romantique allemand, amateur d’art africain, marcheur, psychiatre-psychanalyste, psychodramatiste… Au fil des années, j’ai aussi appris à m’égarer dans la perception phénoménologique, à habiter poétiquement le monde. Comme quoi, rien n’est jamais perdu !

– Quel est le thème central de ce livre ?

Les dernières années d’un génie qui, ayant côtoyé l’ «Illimité» toute sa vie, n’hésite pas à affronter, à travers ses dernières oeuvres, les contrées les plus étranges et les plus arides de notre espace psychique.


– Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?

«Musique de rêve, creusant le phénomène du rêve quelquefois même avant l’apparition de l’image (pure angoisse, sensation d’égarement, «rythme originaire»), musique si imprévisible et déroutante, elle relève d’un romantisme radical (aux racines) et se trouve en même temps plantée de toute la pointe de son javelot dans le sol du XXe siècle.»

– Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?

«Nuages gris» de Liszt, bien entendu, et toutes ses soeurs génératrices de l’inquiétante étrangeté.

– Qu’aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?

Le regard impavide de Franz Liszt qui scrute comme jamais, à travers ses ultimes compositions, l’âme humaine et ses composantes dionysiaques.

Propos « le choix des libraires »