Yves Henry est né en 1959. Après avoir étudié le piano à Paris auprès de Pierre Sancan et Aldo Ciccolini, il a remporté le premier prix au Concours international Robert-Schumann de Zwickau en 1981. Il enseigne aujourd’hui au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. En 2011, dans le cadre de l’année Liszt, Yves Henry a interprété des œuvres du grand compositeur hongrois sur un piano à queue C. Bechstein.

A côté de ses activités d’interprète et de pédagogue, il est l’auteur de plusieurs œuvres inspirées par les textes du poète corse André Giovanni (Les Chants Tyrrhéniens, Les Sentiers dérobés) et de pièces de musique de chambre (Kaga Yusen pour violon et piano, Suite Vénitienne pour flûte, violoncelle et piano, Il soplo ligero pour clarinette et piano). Il a récemment composé un Nocturne pour orchestre qui a été créé à Paris et en Allemagne en 2014. Il a également réalisé des transcriptions destinées au concert : L’apprenti sorcier de Paul Dukas, La Valse de Maurice Ravel, les Danses polovtsiennes du Prince Igor de Borodine qui feront l’objet d’une publication au disque en 2015.

En janvier 2010, il a été élevé au rang d’Officier des Arts et des Lettres par Frédéric Mitterrand, ministre de la culture et a reçu le Gloria Artis de l’état polonais pour sa contribution à l’année Chopin en France. En janvier 2011, il a succédé à Alain Duault comme Président du Nohant Festival Chopin.

De 2006 à 2009, Yves Henry a enregistré en 4 CD l’intégrale des œuvres de Chopin composées ou terminées à Nohant (Livre/CD Les étés de Frédéric Chopin à Nohant. Ed. du Patrimoine – 2010). En 2011 il a publié un Récital Liszt. En mai 2014 il a publié un coffret de 2CD consacré à la reconstitution du dernier concert de Chopin à Paris enregistré avec un piano Pleyel 1837. En 2015, il a publié un coffret de 2CD (Liszt/Schumann/Chopin). Cet enregistrement est le fruit d’une double confrontation, d’une part entre Schumann, Chopin et Liszt, trois géants de la génération romantique qui se sont mutuellement dédié des œuvres pour piano ; et d’autre part deux facteurs de piano, Pleyel et Erard, qui, à la même époque, ont exploré des voies esthétiques et techniques totalement opposées.