Le Domaine de George Sand à Nohant
Domaine de George Sand à Nohant

Nohant est une des clefs du romanisme européen où deux formes d’expression de l’âme musicale du début du XIXème siècle ont évolué autour de l’ambivalence de George Sand :

  • un romantisme intimiste, que l’on peut dire  « privé » où personne n’ira plus loin que Chopin pour évoquer l’enchantement comme la douleur des paradis perdus, où jamais mise en lumière des finesses de l’âme ne sera plus parfaite,
  • et un romantisme « public », engagé, culturel voire géopolitique, constructeur, qui révèle l’art et l’artiste comme voies de rédemption et distance la grandeur humaine de la part jusque là  fatale de sa matérialité : « l’artiste est le porteur du Beau, l’industriel est le porteur de progrès » (Liszt 1835)*, non pour contredire une essence spirituelle mais pour introduire une unité fondatrice d’harmonie.

Liszt et George Sand  auront en effet sur ces sujets une profonde connivence inconnue de Chopin. L’un et l’autre sont pétris du sentiment d’humanité fraternelle positive des Saint-simoniens qui élève le débat du romantisme à un niveau universel d’abstraction  proche de la pensée moderne.
Au-delà de l’intimisme romantique, la clairvoyance de Liszt et du courant lisztien ont posé sur le monde en mouvement les bases indélébiles d’un altruisme social, humanitaire, artistique qui interroge l’Europe d’aujourd’hui sur ses bases artistiques, économiques et spirituelles.
(* « de la situation des artistes et de leur condition dans la société » -F.Liszt – 1835 ).

Propos de Claude-Julien Cartier
Table Ronde « Liszt et les Lisztomanias : héritage et avenir »
24 juin 2014

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Gargilesse
gargilesse

En découvrant Gargilesse, George Sand est subjuguée par la beauté sauvage de ce petit village d’artistes, niché au cœur de la Vallée de la Creuse. Ici commence votre périple sur les traces des peintres impressionnistes qui ont immortalisé ces paysages durant près de 100 ans.

En chef de file du romantisme, George Sand s’établit à Gargilesse. L’auteure vient fréquemment dans son petit refuge pour retrouver le calme propice au travail d’écriture. Intéressée par la chasse aux papillons, elle y séjourne à plusieurs reprises et découvre un papillon très rare qui donne son nom à sa petite maison secondaire de Gargilesse, la Villa Algira, achetée par Alexandre Manceau en 1857. La maison présente aujourd’hui  une collection de ses effets personnels, témoins de ses nombreuses passions et de sa vie quotidienne en Berry.


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Châteauroux

Dans la première moitié du XIXème siècle, George Sand, dans sa demeure toute proche, attirera en Berry toute la jeune Europe romantique et recevra à Nohant : Liszt, Delacroix, Chopin, Balzac, Flaubert, Pauline Viardot, Tourgueniev, les Dumas, le Prince Napoléon… :

« Voici votre itinéraire, écrit-elle à Delacroix en 1841 : partir de Paris par les messageries royales, rue Notre Dame des Victoires, vers 7h du soir, vous déjeunez à Orléans vers 6h du matin, vous dinez à Vierzon à 3 ou 4 h de l’après-midi. Vous en repartirez 1h. après par une voiture qui est assez bonne (…) et vous arrivez à Châteauroux à 9h. du soir. Là, vous trouverez mon cheval et mon cabriolet avec Maurice qui vous amène à Nohant en 2h1/2, 3h. tout au plus (…).
Vous voyez que rien n’est plus simple et que le voyage n’est pas fatiguant (…). Chopin me charge de vous dire qu’il faut que vous veniez et qu’il vous jouera tout ce qu’il a composé dans sa vie (…). »

C’est certainement en 1837 que Liszt, innovant en tout et en séjour à Nohant, projette avec George Sand de réaliser un festival à Châteauroux, ce dont il lui reparle dans le courrier retrouvé de mai 1844, alors qu’il a définitivement rompu avec Marie d’Agoult …mais que Chopin est l’hôte privilégié de Nohant… et cette lettre restera sans réponse.

…Le festival n’aura véritablement lieu que 158 ans plus tard, et il vous invite, aujourd’hui, sur de nouveaux pas du romantisme à Châteauroux.

A Châteauroux, la campagne est si proche de la ville qu’elles se confondent harmonieusement… En parcourant la vieille ville et ses ruelles bordées de beaux hôtels particuliers du 18ème siècle, découvrez le musée-Hôtel Bertrand, le Couvent des Cordeliers, le Château Raoul, les églises Notre-Dame et Saint-André et des fantaisies architecturales comme les fameuses Guitardes.


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Le Château de Bouges
château de bouges

Cet étonnant château, réplique du Petit Trianon de Versailles en Berry, est l’œuvre de Charles François Leblanc de Manarval, maître de forges, qui acquiert les terres de Bouges en 1759. La construction, grandiose, provoque sa ruine.

Tout au long du 19ème siècle, le château de Bouges passe de mains en mains, dont celles de Talleyrand qui l’achète en 1818 pour y installer sa nièce, la duchesse de Dino.

Certains diraient que le château de Bouges semble encore habité ! L’intérieur, superbement meublé, profite en toute saison des fleurs fraîchement cueillies dans les serres et le jardin bouquetier attenant à la demeure. Les pourtours du château abritent de très belles écuries ainsi que deux selleries et un musée hippomobile avec des pièces datant du tout début du siècle. Les admirables serres, le parc à l’anglaise et les jardins subliment l’ensemble empreint de charme et d’élégance.


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Le Château de Valençay
château de valençay

Un passage sous le donjon débouche sur la cour d’honneur qui domine, en terrasse, jardins, vallon et forêt. Aménagé au goût du jour lors de son acquisition par Talleyrand, somptueusement meublé et décoré de boiseries, le château de Valencay, où commandent les styles Empire, Louis XVI et Régence, dégage une image de luxe harmonieux.


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